Inédit, le téléfilm événement "L'emprise", avec Odile Vuillemin, Fred Testot et Marc Lavoine, ce soir à 20h55 sur TF1

Publié le par Benoît

Inédit, le téléfilm événement "L'emprise", avec Odile Vuillemin, Fred Testot et Marc Lavoine, ce soir à 20h55 sur TF1

Le lundi 26 janvier 2015 à 20h55, TF1 proposera le téléfilm français inédit évènement « L’emprise », avec Odile Vuillemin, Fred Testot et Marc Lavoine. Réalisé par Claude-Michel Rome.

Selon TF1 : « Avec L’emprise, libre adaptation du livre-témoignage Acquittée d’Alexandra Lange, TF1 poursuit son ambition d’explorer de nouveaux genres et de porter des sujets forts à travers des unitaires événements. Grâce au talent de Claude-Michel Rome et aux prestations remar­quables de comédiens exceptionnels, L’emprise entraîne le téléspecta­teur dans une histoire à la fois poignante et bouleversante, qui ne peut laisser indifférent.

En touchant un public extrêmement large, TF1 a l’opportunité de s’adresser au plus grand nombre. Avec L’emprise, nous sommes donc fiers de pouvoir sensibiliser les téléspectateurs sur un sujet de société éminemment dramatique et malheureusement bien réel ».

 

Histoire :

« L'emprise fait le récit d’un drame, adapté du bouleversant livre-témoignage "Acquittée", d'Alexandra Lange, paru aux Editions Michel Lafon. L'histoire d'une mère de famille de quatre enfants, qui se retrouve en mars 2012 dans le box des accusés des assises de Douai, pour le meurtre de son mari. Comment une femme en arrive-t-elle à tuer le père de ses enfants d’un coup de couteau ? Le temps des trois jours du procès, ce récit haletant nous plonge dans le quotidien d’Alexandra, une mère que la société n’a pas su protéger, ni elle, ni ses enfants, de l’emprise d’un monstre qu’elle a, pourtant, aimé. A travers ce fait divers qui a défrayé la chronique et bouleversé l’opinion publique, un film évènement qui pose la question de la balance de la justice. Sera-t-elle entendue ? »

 

Avec : Odile Vuillemin (Alexandra Lange), Fred Testot (Marcelo Guillemin), Marc Lavoine (Le Procureur Luc Frémiot), Lolita Chammah (Brigitte), Micky Sebastian (La juge Schneider), Sam Karmann (Robert Lange), Raphaëlle Bruneau (Avocate), Laura Sepul (Avocate 2), Erico Salomone (Rudy), Fabienne Mainguet (Johanne), Tania Garbarski (Commandant de Police),Annick Johnson (Sylvie), Rosalia Cuevas (Assistance sociale), Claudio Dos Santos (Médecin psy),Ingrid Heiderscheidt (Médecin légiste), Rosario Amedeo (Brigadier chef), Thomas Demarez (Yann Lange), Violette Sanchez (Jessica 13 ans)

 

Criminologue depuis cinq ans dans «Profilage», Odile Vuillemin change totalement de registre et se glisse dans la peau d’Alexandra Lange. Insultée, battue et humiliée devant ses enfants pendant douze ans, cette femme s’est défendue d’un coup de couteau mortel alors que son mari tentait de l’étrangler. Après trois jours de procès, elle a finalement été acquittée par la cour d’assises de Douai le 23 mars 2012. Très touchée par cette histoire, Odile Vuillemin s’est investie corps et âme dans ce personnage.

Malgré le sujet difficile, j’ai trouvé le scénario sublime. J’ai eu quelques appréhensions mais je n’ai pas hésité très longtemps. Interpréter le rôle d’Alexandra est un challenge de comédienne magnifique. Les statistiques de femmes subissant des violences sont ahurissantes, sans compter les victimes qui ne parlent pas. Je ne pouvais pas refuser de défendre cette cause.
J’ai été très émue par son histoire, j’avais besoin de comprendre ce qu’elle avait vécu pour pouvoir construire un personnage crédible. Il était hors de question de ne pas être juste. Pour autant, L’emprise n’est pas un biopic. L’histoire est celle d’Alexandra Lange mais plusieurs éléments ont été universalisés pour toucher le plus grand nombre. Après l’avoir rencontrée, j’ai lu beaucoup de témoignages et de livres sur le sujet, notamment Je vous laisse juges… de Luc Frémiot. J’ai beaucoup travaillé en amont avec Claude-Michel Rome. Je l’ai submergé de questions ! Je me suis sentie très en sécu¬rité sur le tournage, ce qui m’a permis de partir dans toutes les folies. J’ai plongé sans filet.
Alexandra est une jeune fille en soif d’émancipation. Elle rencontre Marcelo dont elle tombe extrêmement amoureuse et bascule dans l’enfer de l’emprise. Un mécanisme dont il est impossible de sortir. Cela commence par l’annihilation de la personnalité qui ôte toute estime de soi. Petit à petit, le seuil de normalité est totalement dénaturé et recevoir des coups fait partie du quotidien. Prise dans l’engrenage, la personne n’a plus conscience de la réalité et subit totalement les événements. Cette manipulation très forte, mêlée au senti¬ment amoureux, à la honte et à la culpabilité l’in¬hibe totalement. Il faut que les femmes victimes de violences trouvent des structures d’accueil qui leur permettent de déculpabiliser. Le public a souvent du mal à comprendre ce que vivent ces femmes. Lui expliquer est le but de ce film.
Au début de leur histoire, elle l’aime. En¬suite, le sentiment amoureux est un peu biaisé à cause de la manipulation dont elle est victime. Même quand Marcelo est interné, Alexandra se demande s’il va guérir. L’amour laisse toujours l’espoir de pouvoir changer les choses malgré la peur et les coups.
Je n’avais jamais travaillé avec les autres comédiens. Marc Lavoine est d’une générosité rare. Fred Testot était très présent et attentionné pour me relever physiquement et mentalement après les prises. J’étais ravie de tourner avec lui. Nous avons travaillé main dans la main et je lui portais une confiance absolue. Il a rarement interprété un tel rôle et sa prestation est extraordinaire. Sam Karmann était lui aussi très investi. J’ai également fait de belles découvertes avec Lolita Chammah et Micky Sebastian toutes deux très justes et très touchantes. Ce fut un tournage bouleversant.
Les séquences du procès ont été les plus bouleversantes. Alexandra prend conscience de tout ce qu’il s’est passé. Les scènes de coups étaient finalement moins difficiles car, durant son calvaire, Alexandra est dans le déni, le mode de survie de toutes les femmes battues. Réalisée sans doublure, la séquence du meurtre a cependant été particulièrement complexe. Elle m’a provoqué une immense colère. J’ai également eu beaucoup de mal à tourner la scène où Marcelo frappe sa fille dans les escaliers. Je devais la rejoindre mais mon corps ne répondait plus. J’ai eu besoin de beaucoup de temps avant d’y parvenir.
L’émotion dans sa voix est déroutante de sincérité. Il a fait preuve d’un acte extrêmement courageux et admirable. Je lui voue un grand respect. J’ai eu la chance de le rencontrer et son humanité m’a beaucoup touchée. L’emprise défend une cause très importante. Je suis heureuse que TF1 ait le courage de porter ce film sans concession.

Odile Vuillemin

 

Révélé dans le «SAV des émissions» aux côtés d’Omar Sy, Fred Testot s’est plus souvent illustré dans des rôles comiques que dramatiques. Dans «L’emprise», il endosse celui de Marcelo, assassiné par sa femme victime de terribles actes de violence durant de longues années. Un personnage particulièrement complexe que le comédien évoque sans équivoque.

 

J’ai été séduit par l’histoire d’Alexandra Lange. Il s’agit à la fois d’un fait divers hor¬rible et d’un acte de justice inédit. Le sujet est très difficile et occulté, même en France. J’étais également heureux d’avoir l’opportunité de jouer un rôle aussi éloigné de moi. Notre métier permet de travailler sur des thématiques légères et décalées ou sur d’autres plus profondes. J’aime passer du coq à l’âne.
Comment décririez-vous Marcelo ?
Marcelo a totalement basculé dans l’horreur. Il passe d’un homme tendre à quelqu’un extrêmement violent, possessif, pervers et narcissique. Ce personnage assez complexe veut que les autres lui «appartiennent». Il exerce une véritable emprise sur sa famille. J’ignore si cela relève d’une pathologie médicale spécifique et s’il existe un mot précis pour qualifier ce com¬portement. Dans une interview, un ancien mari violent désormais «guéri» expliquait qu’il ne par¬venait pas à contrôler ses pulsions à l’époque. Je ne sais pas si c’est le cas de Marcelo ou bien si d’autres éléments entrent en jeu. Le plus terrifiant est que, d’une certaine façon, il l’aime. Mais sa façon d’aimer passe par les coups, puis les regrets et l’envie de se faire par¬donner. Marcelo est incontrôlable. Il agit avant de réfléchir et cela vire au drame. Ce mode de fonctionnement est atroce et inexcusable.
Je n’avais jamais joué dans des drames à l’ex¬ception de mon rôle dans Gardiens de l’ordre de Nicolas Boukhrief aux côtés de Cécile de France. Le personnage de Marcelo est encore plus sombre. C’était une expérience très intéres¬sante. Je me suis laissé guider par les situations, par le texte et par ma partenaire, Odile Vuillemin qui est vraiment extraordinaire. Accompagnés de Claude-Michel Rome, nous avons réussi à former un trio efficace. Nous nous encoura¬gions mutuellement avant les prises. Tourner un sujet aussi dramatique et sensible impose de se détendre en fin de journée pour réussir à sortir du personnage. Il était également nécessaire de bien se concentrer, notamment sur les scènes de violences. Je n’avais jamais eu à me battre dans une cuisine !
La scène de lutte dans la cuisine avec Odile était particulièrement difficile à jouer et demandait beaucoup d’énergie. Il fallait veiller à ne pas se blesser tout en étant investi, crédible et en respectant le texte.
J’avais déjà croisé Marc Lavoine, et Sam Karmann qui joue le rôle du père d’Alexandra Lange : un homme incroyable. Je n’avais jamais rencontré Odile Vuillemin. Nous avons appris à travailler ensemble avec nos méthodes respec¬tives et sous la direction de Claude-Michel Rome, un homme passionnant. C’est une encyclopédie vivante. Il est impossible de s’ennuyer à ses côtés !
Il y a peu de temps, j’ai entendu parler d’une histoire similaire où une femme battue et dont les enfants avaient été violés par leur père, a été condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari. C’est assez incompréhensible. Le réquisitoire de Luc Frémiot et la reconnaissance de la légitime défense dans le cas d’Alexandra Lange était une vraie avancée. Mais j’ai malheureusement l’impression que cela n’a pas fait jurisprudence et qu’une telle décision ne s’est pas reproduite. J’espère que L’emprise va réveiller les consciences.

Fred Testot

 

Marc Lavoine endosse le costume d’un homme de loi pour la première fois de sa carrière dans «L’emprise». Il interprète l’avocat général Luc Frémiot. Engagé dans un long combat contre les violences conjugales, son réquisitoire poignant lors de l’affaire Alexandra Lange a marqué l’histoire de la justice.

J’ai apprécié que L’emprise soit inspirée d’un fait divers. J’avais déjà eu l’occasion de jouer dans des films tirés d’histoires vraies comme Fiesta avec Jean-Louis Trintignant ou Liberté sous la direction de Tony Gatlif. Depuis que j’ai décidé de moins chanter et de m’attacher davantage au cinéma, à l’écriture et au théâtre, il me semble important de participer à des projets qui me ressemblent. Les femmes sont la popu¬lation la plus discriminée dans le monde, il est essentiel que ce film soit diffusé sur une chaîne importante et vu par de nombreuses personnes.
Luc Frémiot est un juste. Il se bat contre les a priori et ne se laisse pas influencer par les idées reçues ou les évidences. Il envisage les situations avec une certaine forme d’objectivité et essaye de mettre son intelligence, ses valeurs et ses principes au service de la vérité. Au début de l’histoire, il prend la position la plus évidente puis il va chercher les points de détails qui mettent en danger ses certitudes. Je ne l’ai pas rencontré. J’ai préféré ne pas regarder de vidéos sur internet pour éviter d’avoir sa voix à l’esprit. J’aime l’imaginaire, je ne voulais pas chercher à lui ressembler. L’important est que l’intention de mon personnage soit la même. Mais maintenant que le film est tourné, j’aimerais le rencontrer pour savoir ce qu’il en pense.
Faire une plaidoirie devant des caméras, avec un texte très fort dans lequel chaque mot compte, est extrêmement complexe. La voix de la plaidoirie doit être intime, percutante, parfois renversante et émotionnelle. Il faut parler d’une façon presque théâtrale en créant une proximité avec chaque personne présente dans la salle. J’en ai discuté avec de grands avocats. Ils préparent des lignes directrices et ensuite, improvisent, ce qui était impossible pour moi car le texte était déjà fondé. J’ai beaucoup ré¬pété dans des conditions et des endroits différents. Il est indispensable d’avoir acquis une mécanique impeccable pour se libérer de son corps et pour proposer différentes versions de la même scène.
Je connaissais Fred Testot et j’étais enchanté quand j’ai appris qu’il allait interpréter Marcelo, même si je ne partageais pas de scène avec lui. Je l’ai vu aussi bien dans des rôles comiques, surréalistes ou même sérieux. Il dispose d’une palette sentimentale très large et sa capacité à être à la fois séduisant et effrayant est impressionnante. Je connaissais Odile Vuillemin seule¬ment à travers la série Profilage dans laquelle elle joue divinement bien. Elle a investi tout son corps dans le personnage d’Alexandra, un rôle particulièrement dangereux et délicat pour une femme.
Cette affaire a créé un précédent. Dans une société construite par et pour les hommes, où une femme meurt tous les deux jours parce qu’elle est battue par un homme, le réquisitoire de Luc Frémiot a jeté un pavé dans la mare. Il a écrit une page dans l’histoire de la justice en plaidant qu’elle n’était pas coupable d’avoir tué son bourreau.
Dans un premier lieu, je voulais savoir pourquoi Jean Michel Rome avait décidé de porter à l’écran une affaire comme celle-ci ou comme celle de Francis Heaulme (Dans la tête du tueur, ndlr). Nous avons beaucoup discuté de nos vies respectives avant de commencer à travailler. Ancien marin, Claude-Michel Rome sait gérer une situation dans son ensemble. J’étais en confiance sur le bateau du tournage et notamment dans la salle d’assises. Il avait prévu mes déplacements par rapport aux contraintes de positionnement des caméras dans la salle. Je lui ai montré ceux que je trouvais davantage en accord avec le chemine¬ment du texte de Luc Frémiot. A l’écoute, il a été d’accord pour modifier la mise en place initiale.

Marc Lavoine

Le thème m’intéressait même si j’ignorais tout ou presque de son histoire. A la lecture du livre, je trouvais le sujet propice à une adaptation télévisée, même si l’entreprise risquait d’être compliquée. Tenter, à travers une histoire, de concerner le public sur les violences faites aux femmes sans en faire un cas particulier était un projet complexe.
Le calvaire qu’a vécu Alexandra Lange est profondément bouleversant. Elle a été jugée et acquittée grâce à l’humanité d’un procureur qui a pris fait et cause pour elle. Montrer la progression de sa relation avec Marcelo et surtout raconter les débuts de leur histoire, les premiers coups et les raisons qui ont fait qu’elle est restée, était essentiel. Alexandra Lange était influençable, fragile et vulnérable. Elle a croisé la route d’un manipulateur et est inévitablement tombée dans ses griffes. Cette mécanique de l’emprise, l’étau dans lequel était cette femme est malheureusement une situation commune. Les statistiques à la fin du film le prouvent.
Je ne voulais surtout pas stigmatiser une catégorie de personnes, ni tomber dans le misérabilisme. L’enfer vécu par Alexandra n’est pas réservé à une population spécifique. L’idée était d’universaliser le propos de façon à ce que tout le monde se sente concerné et puisse s’identifier.
Je préfère les narrations brisées à celles linéaires. J’adore les films qui sont écrits en «poupées russes» c’est-à-dire avec des flash-forward et des flash-back. Une narration linéaire aurait été pénible à suivre. L’éclairage du procès et les explications qui viennent au fur et à mesure permettent des ellipses sur les quatorze années que narre le film. La principale difficulté est de montrer le calvaire d’Alexandra Lange, de l’expliquer sans être complaisant et sans arriver à un écœurement face à la violence. Même si l’issue du procès est connue, il faut maintenir le sus¬pense et donner envie aux téléspectateurs d’aller au bout, pour leur faire prendre conscience des événements et en comprendre les raisons. Trouver cet équilibre est très compliqué.
Odile Vuillemin avait les qualités de jeu et l’émo¬tion indispensables pour se glisser dans la peau d’Alexandra. Trouver l’interprète du mari était d’autant plus compliqué qu’il s’agit d’un rôle très ingrat, celui d’un homme violent à la fois séducteur et ignoble. En le voyant, il faut pou¬voir se dire : «j’aurais pu tomber amoureuse de lui», «j’aurais pu me faire piéger». Fred Testot a été formidable. Il a tout assumé. Il était très conscient de ce que peuvent être les hommes violents mais lorsqu’il a vu le film, il m’a confié avoir découvert certains aspects en lui très dérangeants. Il était perturbé de se voir aussi odieux et monstrueux. Pour se glisser dans la peau de Luc Frémiot, il fallait un comédien capable d’être extrêmement crédible en magistrat, c’est-à-dire doutant de l’in¬nocence d’Alexandra Lange au départ, et doté d’une humanité qui lui permette d’être bouleversé par la vie de cette femme. Ensuite, il devait avoir le courage de prendre parti et d’aller contre vents et marées défendre son acquittement. Marc Lavoine réunissait ces qualités. Tous les comédiens avaient conscience du challenge, des limites qu’il fallait atteindre mais ne pas dépasser.
Le réquisitoire de Luc Frémiot est le fruit d’un combat qu’il livrait depuis dix ans contre les violences conjugales. C’est un acte politique fort de revendiquer l’acquittement d’une femme qui tue son mari, même si les circonstances sont très précises. Cette décision n’a pas du tout fait jurisprudence. On entend régulièrement parler de femmes battues qui ont tué leur mari et qui écopent de dix ans de prison. Si la société autorisait ces victimes à se défendre en tuant leur mari quand elles sont en danger, cela ouvrirait une boîte de Pandore et personne n’ose le faire. En revanche, nous tolérons de vivre dans une société où une femme meurt tous les deux jours sous les coups de son mari ! C’est terrible et, malheureusement, ce phénomène est extrêmement répandu. «Que doit-on faire dans ce cas ?», «Existe-t-il une solution ?» :ce sont les questions que pose le film.
L’emprise est un film coup-de-poing. Grâce à l’audace du propos, à la façon dont il est trai¬té et aux talents des comédiens, les téléspectateurs vont être saisis par l’émotion. L’histoire d’Alexandra Lange n’est pas si lointaine et le public l’a gardée en mémoire. Il est très respectable que TF1 ait osé aller au bout du sujet. Il y a dix ans, j’ai écrit et réalisé Dans la tête du tueur pour TF1 à propos de Francis Heaulme. Cette fiction avait rencontré un grand succès alors que les tueurs en série ne courent pas les rues et que, même s’ils suscitent une certaine curiosité, l’identification est difficile. L’emprise est un sujet tout aussi fort mais concerne beaucoup plus de personnes. J’espère que cet uni¬taire rencontrera au moins autant de succès et touchera le plus grand nombre.

Jean Michel Rome, réalisateur

L’affaire Alexandra Lange a profondément bouleversé le monde judiciaire. Avec L’emprise, nous voulions partager avec le plus grand nombre cette affaire hors norme, du fait de l’éclatant réquisitoire de Luc Frémiot, qui, en requérant l’acquittement, s’est inscrit en grande première dans l’histoire de notre justice pénale. Au-delà du sujet tabou de la violence domestique, ce film traite aussi de la difficile balance de la justice.
TF1 a su mettre en scène de façon extraordinaire, au fil des an¬nées, les plus grands sujets de notre société (Marie Humbert, Dans la tête du tueur, L’affaire Dominici). Le choix de Claude-Michel Rome comme auteur et réalisateur s’est imposé de manière évidente. Nous avons été convaincus de l’excellence du choix d’Odile Vuillemin dans la peau d’Alexandra. Il était important de l’entourer d’un casting de prestige. Grâce à la qualité du scénario, nous avons eu peu de mal à fédérer de grands talents. Fred Testot a très vite accepté de rejoindre la fiction. Marc Lavoine s’est également immédiatement investi dans le projet. Nous sommes très fiers de la présence de Sam Karmann qui a tenu de très jolis rôles au cinéma ces douze dernières années. Lolita Chammah, révélée dans Copacabana, participe à sa première fiction télévisée et Micky Sebastian campe une juge absolument remarquable. Le casting reflète l’ambition du projet et la force du sujet. Les téléspectateurs vont être littéralement happés par l’évolution et la trajectoire d’Alexandra. L’emprise est un film de télévision rare.

Jean-Benoît Gillig, Producteur

Inédit, le téléfilm événement "L'emprise", avec Odile Vuillemin, Fred Testot et Marc Lavoine, ce soir à 20h55 sur TF1

Source : TF1

 

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