Le CSA met en garde W9, NT1 et NRJ12 à propos de leurs émissions de télé-réalité

Publié le par Benoît

Le CSA met en garde W9, NT1 et NRJ12 à propos de leurs émissions de télé-réalité

Sur son site internet, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel annonce des interventions auprès de W9, NT1 et NRJ12 à propos des émissions de télé-réalité « Les Marseillais », « Le Bachelor » et « Les Anges ». 

 

Émission "Les Marseillais" : lettre à W9

Le CSA est intervenu auprès de la chaîne W9 à la suite de la diffusion de l’émission Les Marseillais, qu’il a analysée notamment au regard des nouvelles dispositions relatives aux droits des femmes de l’article 3-1 de la loi du 30 septembre 1986.

Il a en effet constaté que certaines scènes portaient directement atteinte à l’image des femmes, notamment dans l’épisode du 27 avril 2016, lorsque les candidats de l’émission présentent à un nouvel arrivant les candidates et lui demandent de les classer selon une démarche dégradante puisqu’elles se trouvent réduites à leur apparence, ce qui constitue un manquement à ces dispositions.

Il a donc appelé l’attention des responsables de la chaîne sur le nécessaire respect des dispositions de l’article 3-1 de la loi du 30 septembre 1986 dans les programmes dits de « téléréalité » – qui peuvent être propices à la tenue de propos portant atteinte au respect des droits des femmes – notamment en faisant le choix de ne pas diffuser certains propos ou comportements dès lors qu’ils sont susceptibles d’entrer en contravention avec les obligations de la chaîne.

Le CSA a également précisé à la chaîne que, d’une manière plus générale, il s’inquiétait vivement de la tonalité et des ressorts de cette émission qui conduisent à favoriser la diffusion de séquences, de dialogues, d’images et de postures de nature à donner une représentation des femmes marquée par des stéréotypes dévalorisants, présents tout au long de ce programme.

 

Émission "Le Bachelor" : lettre à NT1

Le CSA est intervenu auprès de la chaîne NT1 au sujet de l’émission Le Bachelor, diffusée depuis le 29 février 2016.

Il a, en particulier, examiné la séquence clôturant chaque épisode au cours de laquelle le « bachelor » sélectionne les candidates qu’il souhaite voir poursuivre l’émission en leur donnant une rose. Au regard des nouvelles dispositions relatives aux droits des femmes de l’article 3-1 de la loi du 30 septembre 1986, qui donnent pour mission au CSA de lutter contre les stéréotypes, les préjugés sexistes, les images dégradantes et les violences faites aux femmes, il a estimé que cette séquence était susceptible de porter atteinte à l’image des femmes. En effet, elle  exacerbe l’assujettissement d’un groupe de jeunes femmes au bon plaisir d’un homme, mettant ainsi en avant une volonté de dépendance dévalorisante de leur part.

Il a donc appelé l’attention des responsables de la chaîne sur le nécessaire respect des dispositions de l’article 3-1 de la loi du 30 septembre 1986 dans les programmes dits de « téléréalité » – qui peuvent être propices à la tenue de propos portant atteinte au respect des droits des femmes – notamment en faisant le choix de ne pas diffuser certains propos ou comportements dès lors qu’ils sont susceptibles d’entrer en contravention avec les obligations de la chaîne.

Le CSA a également précisé à la chaîne que, d’une manière plus générale, il s’inquiétait vivement de la tonalité et des ressorts de cette émission qui conduisent à favoriser la diffusion de séquences, de dialogues, d’images et de postures de nature à donner une représentation des femmes marquée par des stéréotypes dévalorisants, présents tout au long de ce programme.

 

Émissions Le Mad Mag et Les Anges de la téléréalité : NRJ 12 fermement mise en garde

Le 18 mai 2016, la chaîne NRJ 12 a été fermement mise en garde à la suite de la diffusion de plusieurs émissions du Mad Mag et des Anges de la téléréalité qui ont entraîné de nombreuses plaintes de téléspectateurs déplorant leur grande vulgarité et leur sexisme.

Le CSA a analysé ces programmes au regard notamment des nouvelles dispositions relatives aux droits des femmes de l’article 3-1 de la loi du 30 septembre 1986.

Concernant Les Anges de la téléréalité, il a relevé plusieurs scènes portant directement atteinte à l’image des femmes, notamment dans les émissions du 29 février et du 8 mars 2016, en raison de propos stéréotypés et dégradants.

Concernant Le Mad Mag, il a relevé la présence systématique de propos portant directement atteinte à l’image de la femme, notamment dans les émissions des 14 mars, 4 avril et 6 mai 2016.

Les séquences relevées sont en contradiction avec les dispositions de l’article 3-1 de la loi du 30 septembre 1986 et de l’article 2-2-1 de la convention de NRJ 12.

Le CSA a également précisé à la chaîne que, d’une manière plus générale, il s’inquiétait vivement de la tonalité et des ressorts des deux émissions qui conduisent à favoriser la diffusion de séquences, de dialogues, d’images et de postures de nature à donner une représentation des femmes marquée par des stéréotypes dévalorisants, présents tout au long de ces deux programmes.

Par ailleurs, le 8 juin 2016, le CSA est à nouveau intervenu par une lettre simple auprès de NRJ 12 à la suite de la diffusion, le 16 mai 2016, de l’émission Les Anges de la téléréalité 8 - Pacific Dream, qui contenait des scènes d’intimidation envers une candidate.

Il a appelé l’attention de la chaîne sur sa préoccupation – rejoint en cela par un nombre croissant de téléspectateurs – s’agissant du contenu de cette émission largement suivie par un public jeune. Il a appelé la chaîne à la plus grande vigilance quant à, d’une part, la mise en avant excessive de l’esprit d’exclusion et des conflits violents entre candidats et, d’autre part, l’image des femmes qui y est véhiculée, conformément aux stipulations de l’article 2-3-5 de sa convention et de l’article 3-1 de la loi du 30 septembre 1986. 

Aux termes des stipulations de l’article 2-2-1 de la convention de NRJ 12, « l’éditeur est responsable du contenu des émissions qu’il diffuse. Il conserve en toutes circonstances la maîtrise de son antenne ». Afin d’assurer une telle maîtrise, le CSA estime que la chaîne doit faire le choix de ne pas diffuser certains propos ou comportements, dès lors qu’ils sont susceptibles de contrevenir à ses obligations.

Enfin, il a indiqué à NRJ 12 qu’une telle mise en scène, recourant de façon répétée à des comportements empreints de violence notamment psychologique, pourrait entraîner en cas de réitération une classification de l’émission en programme de catégorie III soumis aux obligations de la recommandation du 7 juin 2005.

 

Source : CSA

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