Envoyé spécial & Complément d’enquête : les sommaires de ce jeudi à 20h55 sur France 2

Publié le par Benoît

Envoyé spécial & Complément d’enquête : les sommaires de ce jeudi à 20h55 sur France 2

Au sommaire des magazines d’information « Envoyé spécial » & « Complément d’enquête », ce soir à 20h55 et 22h40 sur France 2.

 

ENVOYE SPECIAL

Réparer les vivants, sept mois après 

Rescapés des attentats du 13 novembre 2015, et pour la plupart gravement blessés, Ophélie, Kevin, Robert, Claude-Emmanuel avaient ému les téléspectateurs lors de la diffusion de leurs portraits dans "Envoyé spécial" le 7 janvier 2016. Traumatisés mais combatifs, atteints dans leur chair et leur âme mais jamais résignés, ils racontaient leur combat pour amorcer un retour à la vie.

Après ce premier reportage, "Envoyé spécial" a continué à les suivre pendant plusieurs mois. Kevin, le pompier amputé de la jambe, réapprend à vivre et à travailler avec sa prothèse. Claude-Emmanuel, l'économiste menacé de paralysie, remarche presque normalement après des mois de rééducation. Robert, défiguré par une balle de kalachnikov, enchaîne les opérations pour retrouver un visage et a décidé avec sa compagne de quitter la région parisienne… Pour eux, mais aussi pour d'autres rescapés du 13 novembre, est-il possible de recommencer à vivre comme avant ? Comment faire face à l'épreuve quand l'attention des proches, des médias, de l'opinion disparaît peu à peu ?

 

Syrie : paroles d'enfants

"Je suis venu au Liban, voir ce qu’il en était de ces hordes de crevards qui prenaient d’assaut nos frontières, pour nous voler nos emplois et cramer nos allocs. J’ai décollé mon cul de mon divan, éteint ma télé après cinquante-neuf mois passés à regarder le peuple syrien se faire écraser dans un silence vertigineux." Ce sont les premiers mots de cette carte blanche signée Bernie Bonvoisin sur les enfants réfugiés syriens.

Bernie Bonvoisin, réalisateur, acteur, écrivain, ex-chanteur du groupe Trust, a choisi de donner la parole à Chaïma, Marwan, Imane... Ces enfants qui ont fui la guerre vivent aujourd’hui dans des situations d’extrême vulnérabilité. Leur maturité, leur force, leur ténacité l’ont "sonné" dit-il. Un document rare.

 

Carnet de route en Erythrée 

C'est l'un des pays les plus fermés au monde, et l'un des plus mystérieux : l’Erythrée serait la "Corée du Nord de l'Afrique" selon ses détracteurs. Coincée entre l'Ethiopie et le Soudan au bord de la mer Rouge, le pays ne connaît ni guerre ni famine. Pourtant, chaque mois, près de 5 000 de ses habitants risquent leur vie pour s'en échapper et trouver refuge en Europe. Que fuient-ils ? Un Etat construit autour d'un parti unique et d'un président inamovible, où un "service national" sans fin impose à chacun son métier et son salaire, sans espoir de changement.

Exceptionnellement, une équipe d'"Envoyé spécial" a pu visiter le pays, "trou noir de l'information" selon Reporters sans frontières, qui le classe au dernier rang mondial pour la liberté de la presse. L'Erythrée fête aujourd'hui ses vingt-cinq ans d'indépendance et cherche à montrer un autre visage : celui d'un petit pays où il fait bon vivre et qui se développe. Entre l'ouverture affichée par les dirigeants et les témoignages d'horreur livrés par les réfugiés, une plongée déroutante dans le mystère érythréen.

 

COMPLEMENT D’ENQUETE

Harcèlement sexuel, le scandale Baupin

Remarques sexistes, textos salaces, attouchements dans les couloirs de l'Assemblée... Le scandale éclate le 9 mai. Après enquête, Mediapart et France Inter révèlent plusieurs témoignages d'élues écologistes mettant en cause le député EELV Denis Baupin pour agressions et harcèlement sexuels. En tout, treize femmes se disent victimes de ses agissements ; trois ont, depuis, porté plainte (Isabelle Attard, Sandrine Rousseau et Elen Debost).

A la suite de l'affaire Baupin, plus de 500 militants et élus ont signé une tribune dans Libération "pour que l'impunité cesse". Sans aller aussi loin, le machisme reste de tradition à l'Assemblée : on se rappelle l'incident de la robe de Cécile Duflot ou les caquètements d'un député… "Nous ne nous tairons plus !" jurent les 17 femmes politiques qui ont lancé le 15 mai dernier un appel dans le JDD contre le "sexisme ordinaire". 

Au-delà de l'Hémicycle, l'affaire Baupin a-t-elle contribué à "libérer" la parole ? Les enquêtes sur les "violences sexuelles faites aux femmes au travail" et les témoignages de harcèlement dans les transports se multiplient. Ainsi que les appels à briser une forme d'omerta − notamment sur les réseaux sociaux, Tumblr en particulier, avec le très populaire "Paye ta shnek" ou le Projet Crocodiles. Une pétition a aussi été lancée sur Change.org.

Un millier de plaintes sont déposées chaque année, qui aboutissent à une soixantaine de condamnations seulement. La réponse judiciaire reste insuffisante, et les employeurs (l'entreprise reste le terrain privilégié du harcèlement) s'engagent peu aux côtés des victimes.

 

Affaire Baupin : les dérapages d'un libertin

Qui est Denis Baupin, l'élu écologiste père du Vélib’, dépeint en "gendre idéal" par Libération il y a une dizaine d'années ? Au sein d'EELV, on savait depuis longtemps le député plutôt "lourdingue" dans ses comportements envers ses collègues féminines. Les premiers témoignages ont encouragé d'autres victimes à parler. Une militante a par exemple raconté comment, en 1999, Baupin l'a agressée dans son bureau : "C'est une pieuvre qui m'a sauté dessus. Il a essayé de m'embrasser par tous les moyens. Je me suis débattue…" 

Après ce scandale, Denis Baupin a dû démissionner de la vice-présidence de l'Assemblée nationale. Cependant, il conteste ces accusations, arguant de "libertinage incompris" ou de "jeux de séduction" et se défendant d'être "le DSK des Verts".

 

Métro, boulot, sextos

Selon un rapport récent, aucune femme n'y échappe. Dans la rue, les transports, au travail ou par SMS, "Complément d'enquête" sur une forme de violence quotidienne et un sujet qui reste difficile à aborder. Selon une étude réalisée en avril 2015 par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE), 100% des femmes ont été harcelées au moins une fois dans les transports en commun, et 76 % des Françaises ont été suivies au moins une fois dans la rue. Le gouvernement a lancé une plateforme dédiée, Stop harcèlement sexuel.

 

USA : le prix du harcèlement

On le sait, les Etats-Unis ne badinent pas avec le harcèlement sexuel, et la loi punit sévèrement des dérapages que des Français pourraient juger anodins. Pour les Américains, il s'agit en effet d'une forme de discrimination sexuelle inscrite dans le Civil Rights Act de 1964. Il existe une structure spécialisée pour soutenir les plaintes des victimes, la Commission fédérale de l'égalité des chances en matière d'emploi. Chaque Etat a sa propre réglementation en la matière, et les entreprises leur charte interne de bonne conduite.

 

Source : France 2

 

Publié dans France Télévisions

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