Le CSA intervient auprès de France 3, NT1, NRJ12, D17 et l’Equipe 21

Publié le par Benoît

Le CSA intervient auprès de France 3, NT1, NRJ12, D17 et l’Equipe 21

Sur son site internet, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel annonce des interventions auprès de France 3, NT1, NRJ12, D17 et l’Equipe 21. Le CSA répond également aux plaignants et fait un bilan de l’audition de Vincent Bolloré, nouveau patron du groupe Canal +.  

 

Reportage consacré à l’optimisation fiscale au sein du groupe Renault dans le Journal de 20 heures de France 2 : réponse au plaignant

Le Conseil a été alerté par M. Carlos Ghosn, président-directeur général du groupe Renault, au sujet d’un reportage diffusé le 6 mai 2015 sur France 2 dans L’oeil du 20 heures et consacré à l’optimisation fiscale au sein du groupe Renault. 

Après examen du reportage, le Conseil a relevé que les éléments présentés par la journaliste semblaient, pour la plupart, provenir de documents internes au groupe Renault et que celle ci avait pris le soin de préciser l’origine de ses sources. Il a par ailleurs constaté que les responsables du groupe Renault avaient refusé de faire valoir leurs arguments dans le sujet, mais que la chaîne s’était attachée à relayer leur point de vue aux téléspectateurs.

Dans ces conditions, le Conseil a considéré qu’aucun manquement de la chaîne à ses obligations ne semblait caractérisé, et a répondu en ce sens à M. Carlos Ghosn.

 

Documentaire "Das Reich – Une division SS en France" : lettre à France 3

Le Conseil a été saisi par M. Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin, au sujet du documentaire intitulé Das Reich, une division SS en France, diffusé le 2 mars 2015 à 20 h 50 sur de France 3. Il regrettait notamment le traitement effectué sur la présence des alsaciens au sein de la division SS Das Reich. M. Hetzel estimait, par ailleurs, que l’auteur du documentaire, sur la base d’un cas particulier, a « fait croire au téléspectateur que l’ensemble des alsaciens incorporés ne le furent pas de force mais étaient des engagés volontaires » et déplorait enfin les « nombreuses approximations et erreurs » du documentaire.

En dépit de la qualité du documentaire, le Conseil a relevé certaines inexactitudes relatives, en particulier, au nombre d’alsaciens présents dans la division Das Reich.

En conséquence, le Conseil a rappelé aux responsables de la chaîne la nécessité de veiller au respect de l’article 35 du cahier des missions et des charges de France Télévisions qui prévoit que « la société fait preuve de rigueur dans la présentation et le traitement de l’information. Elle vérifie le bien-fondé et les sources d’information. L’information est présentée au conditionnel (…) ».

Le Conseil a néanmoins relevé que le documentaire avait été modifié lors de ses rediffusions ultérieures, afin de présenter des chiffres plus conformes à la réalité historique.

 

Le CSA a auditionné M. Vincent Bolloré

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a auditionné ce matin M. Vincent Bolloré, président des Conseils de surveillance de Vivendi et de Groupe Canal Plus. M. Bolloré était accompagné de M. Jean-Christophe Thiery, président du Directoire de Groupe Canal Plus, et de M. Maxime Saada, directeur général de Groupe Canal Plus.

M. Bolloré a présenté sa stratégie d’ensemble. À la demande du collège, il a ainsi abordé des questions relatives aux changements dans la structure capitalistique du groupe et dans ses équipes dirigeantes, à sa demande de modification de noms de chaîne, à des engagements en faveur de la création et de la diversité, à l’indépendance éditoriale et à l’exercice du métier de journaliste dans l’indépendance de l’information.

Le Conseil a rappelé que son autorisation était nécessaire à la mise en œuvre de plusieurs des modifications en question. Il a pris acte des engagements formulés par M. Bolloré en matière de pluralisme et de diversité à l’antenne et émis le souhait que ces engagements soient rapidement formalisés.

Cet échange approfondi a montré la nécessité de mettre en place un groupe de travail qui sera chargé d’examiner l’ensemble des conséquences que ces changements appellent quant à la régulation du groupe. Dans l’immédiat, outre la reconstitution élargie et pluraliste du comité d’éthique d’iTélé, M. Bolloré s’est engagé à créer un comité d’éthique auprès de Canal+ ; sa mission sera de garantir, sous le contrôle du CSA, l’indépendance éditoriale comme celle de l’information.

 

Bilan 2014 des chaînes privées gratuites : lettre à NT1, D17 et L’Équipe 21

Le Conseil a examiné le respect par TF1, TMC, NT1, HD1, M6, W9, 6ter, D8, D17, NRJ 12 et L’Équipe 21 de leurs obligations réglementaires et conventionnelles de diffusion au titre de l’année 2014. À l’issue de cet examen, il a décidé : 

- de faire observer à NT1 qu'elle n’a pas parfaitement satisfait à son obligation de diffusion d’œuvres cinématographiques d’expression originale française tant sur l’ensemble de la diffusion qu’aux heures de grande écoute. Il a relevé un déficit mineur sur les œuvres cinématographiques d’expression originale françaises qui ne représentent que 39,6 % sur l’ensemble de la diffusion et 39,9 % aux heures de grande écoute au lieu des 40 % requis par l’article 7 du décret du 17 janvier 1990, soit un déficit de moins de un film ; 

- de faire observer à D17 qu'elle n’a consacré que 72,9 % de son temps d’antenne à de la musique, contrairement à son obligation conventionnelle qui prévoit que le service s’engage à consacrer au moins 75 % de son temps d’antenne à des programmes musicaux sous toutes leurs formes ;

- de faire observer à L’Équipe 21 qu'elle n'a pas respecté ses engagements en matière de diffusion d’œuvres cinématographiques d’expression originale française sur l’ensemble de la journée (32 % au lieu de 40 %) ainsi qu’aux heures de grande écoute (31 % au lieu de 40 %).

 

Émission "Crimes" du 16 mars 2015 : NRJ 12 mise en garde

Le Conseil a été saisi par l’avocat d’un protagoniste d’une affaire criminelle sur laquelle portait l’émission Crimes, diffusée le 16 mars 2015, sur NRJ 12.

Au cours de l’émission, le Conseil a relevé que si le nom d’un des protagonistes de l’affaire, la mère de la compagne de la victime, a été modifié, la mention du nom du village dans lequel résident les parents de la personne condamnée n’apparaissait pas nécessaire à la compréhension de l’affaire et pouvait, de surcroit, nuire à leur sécurité. De ce fait, celui-ci ne doit plus être mentionné en cas de rediffusion.

Il a donc mis en garde la chaîne sur la nécessité de concilier la liberté d’information du public avec la protection des personnes et de leur entourage lorsqu’elles sont touchées par des évènements tragiques, et de veiller, à l’avenir, à la mise en œuvre de ces préconisations dans la réalisation de ce genre de programme.

 

Diffusion d’images d’un enfant ivoirien caché dans une valise : réponse au plaignant

Le Conseil a été saisi au sujet au sujet d’images diffusées par les chaînes BFM TV et i>Télé le 8 mai 2015 montrant un enfant ivoirien caché dans une valise lors d’un contrôle au poste-frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole de Ceuta.

Le Conseil a considéré que la diffusion de ces images ne constituait pas une atteinte à la dignité de la personne humaine mentionnée aux articles 2-3-4 et 2-4-1 des conventions de BFM TV et d’i>Télé, la présentation de cette séquence étant contextualisée et permettant au public d’en saisir la portée. Par ailleurs, les journalistes ont fait preuve de mesure dans le traitement du sujet et leurs commentaires ne revêtaient aucun caractère complaisant. 

Le Conseil a répondu en ce sens au plaignant. 

 

Source : CSA

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