Le CSA répond à plusieurs plaintes de téléspectateurs contre le 13h de Fr2, les Guignols, l'exposition médiatique de Zemmour...

Publié le par Benoît

Le CSA répond à plusieurs plaintes de téléspectateurs contre le 13h de Fr2, les Guignols, l'exposition médiatique de Zemmour...

Sur son site internet, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel répond à de nombreuses plaintes, à propos de différents programmes de télévision.

 

Exposition médiatique de M. Éric Zemmour : réponse à M. Mathieu Hanotin, député de la Seine-Saint-Denis

Le Conseil a été saisi par M. Mathieu Hanotin, député de la Seine-Saint-Denis, au sujet des propos tenus sur les antennes de radio et de télévision au cours des derniers mois par M. Éric Zemmour. 

Le principe de la liberté de communication, figurant à l’article 1er de la loi du 30 septembre 1986, permet aux éditeurs de traiter les sujets et d’inviter les personnalités qu’ils souhaitent, sous réserve de respecter leurs obligations. Il en résulte que le Conseil ne peut, en aucun cas, intervenir sur la politique d’invitation des éditeurs avant la diffusion des programmes.

Le Conseil exerce une vigilance toute particulière afin que les programmes mis à la disposition du public ne contiennent aucune incitation à la haine ou à la violence pour des raisons de race, de sexe, de mœurs, de religion ou de nationalité, conformément à l’article 15 de la loi du 30 septembre 1986.

C’est dans ce cadre que le Conseil a examiné attentivement les propos tenus par M. Zemmour, notamment à l’occasion de la sortie de son livre Le suicide français. Il n’a pas constaté de manquement des éditeurs en matière de respect des droits et libertés, et a répondu en ce sens au plaignant. 

 

Reportages sur le Rajasthan dans le journal de 13 heures de France 2 : réponse au plaignant

Le Conseil a été saisi au sujet d’une série de cinq reportages consacrés à un circuit de découverte du Rajasthan, diffusée entre le 16 et le 20 février 2015 dans l’édition du journal télévisé de France 2. 

Le Conseil a considéré que ces reportages revêtaient une dimension strictement informative et que la société France Télévisions a veillé au respect de la réglementation, notamment à l’article 9 du décret du 27 mars 1992 qui prohibe la publicité clandestine. 

En effet, aucun propos complaisant en faveur de l’agence de voyage spécialisée dans l’organisation de circuits de moto n’a été relevé et le logo de la marque n’a été visible que dans un seul sujet, de manière furtive.

Le Conseil a répondu en ce sens au plaignant. 

 

Propos de Mme Nathalie Saint-Cricq relatifs aux manifestations du 11 janvier 2015 dans le journal de France 2 : réponse au plaignant

Le Conseil a été saisi au sujet des propos tenus par la journaliste Nathalie Saint-Cricq dans le journal de 13 heures de France 2, le 12 janvier 2015, relatifs aux manifestations du 11 janvier 2015.

Le Conseil considère que cette intervention ne tendait pas à stigmatiser les personnes n’ayant pas pris part aux manifestations du 11 janvier 2015. Elle avait pour objectif d’appeler les responsables politiques à redoubler d’efforts de pédagogie concernant les élèves ayant causé des difficultés dans divers établissements scolaires à l’occasion de la minute de silence organisée le 8 janvier 2015, ainsi que les personnes qui ont pu légitimer les actes de terrorisme sur les réseaux sociaux.

Dans ces conditions, il n’a pas relevé de manquement de la chaîne aux obligations qui lui incombent en matière de respect des droits et libertés, et a répondu en ce sens au plaignant.

 

Reportage "Juifs de France : résister c’est rester" sur France 2 : réponse au plaignant

Le Conseil a été saisi au sujet du reportage « Juifs de France : résister c’est rester » diffusé dans le journal de 20 heures de France 2, le 14 janvier 2015. Le plaignant considérait que ce reportage est exemplaire de la « représentation stéréotypée qui est faite, par les médias audiovisuels notamment, des Juifs de France » qui seraient « invariablement représentés (…) comme pratiquant une religion et assumant ainsi une sorte de double ou de triple fidélité à la France, à la religion juive, et à Israël ».

Il a considéré que la peur ressentie par une partie des Français juifs, ainsi que leur attachement à Israël, étaient alors au cœur de l’actualité. Par ailleurs, ce reportage faisait suite à un autre qui, la veille, portait sur le thème suivant « Juifs de France : partir ou pas ? ». Le Conseil a estimé que ces sujets avaient pour unique objet de décrire les sentiments ressentis par certains de nos concitoyens : les personnes qui, dans le premier reportage, souhaitaient partir en Israël et, pour l’autre, n’envisageaient pas cette possibilité. 

Dès lors, le Conseil n’a pas relevé pas de manquement de la chaîne à ses obligations en matière de respect des droits et libertés, et a répondu en ce sens au plaignant.

 

Émission "Les Guignols de l’info" du 16 décembre 2014 : réponse au plaignant

Le Conseil a été saisi au sujet d’une séquence de l’émission Les Guignols de l’info, diffusée le 16 décembre 2014 sur Canal+, évoquant les attentats de Peshawar au Pakistan et la prise d’otages à Sydney.

Le Conseil veille particulièrement à ce que les chaînes de télévision respectent les obligations qui leur incombent en matière de droits et libertés, notamment déontologiques.

En l’espèce, il a estimé que les propos tenus dans cette séquence ne caractérisaient pas, en raison du caractère humoristique de cette émission, un manquement de la chaîne à ses obligations, et a répondu en ce sens au plaignant.

 

Propos de M. Philippe Tesson dans l’émission "Le match des éditorialistes" (i>Télé) : réponse au plaignant

Le Conseil a été saisi au sujet des propos tenus par M. Philippe Tesson dans l’émission Le match des éditorialistes, diffusée sur i>Télé le 9 décembre 2014.

Le visionnage de ce programme a montré que M. Tesson avait tenu des propos particulièrement choquants à l’égard de certaines catégories d’agents de l’État, dans le cadre d’une réaction à l’un des thèmes abordés au cours de l’émission. Le Conseil a toutefois noté que la journaliste, animatrice du débat, était intervenue pour les modérer et se distancier de leur teneur.

Le Conseil considère que la chaîne a ainsi assuré la maîtrise de son antenne conformément aux stipulations de l’article 2-2-1 de sa convention, et a répondu en ce sens au plaignant.

 

Source : CSA

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