Le CSA refuse le passage de LCI, Paris Première et Planète+ sur la TNT gratuite : les réactions des acteurs du paysage audiovisuel gratuit et des personnalités.

Publié le par Benoît

Le CSA refuse le passage de LCI, Paris Première et Planète+ sur la TNT gratuite : les réactions des acteurs du paysage audiovisuel gratuit et des personnalités.

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel a annoncé, cet après-midi vers 15h45, le refus de passer LCI, Paris Première et Planète + sur la TNT gratuite. Les raisons de la décision du CSA, sont à lire dans cet article.

Les décisions étaient très attendues par les différents groupes audiovisuels. Voici plusieurs réactions à travers des communiqués de presse mais également des tweets.

 

« TF1 est sans doute le groupe qui aura le plus de mal à encaisser cette décision très attendue du Conseil supérieur de l'audiovisuel. (…) Elle avait ainsi milité l'année dernière pour l'inscription dans la loi sur l'indépendance de l'audiovisuel public d'une disposition permettant à des chaînes de la TNT payante de demander au CSA leur passage sur la TNT gratuite. (…) Finalement adoptée à l'automne 2013, cette nouvelle réglementation avait permis à TF1 de déposer une demande officielle de passage de sa chaîne d'information en clair dès le mois de janvier dernier. Ne voulant pas rater ce train, M6 et Canal+ avaient emboîté le pas à leur concurrent en demandant dans la foulée le passage de Paris Première et de Planète+, deux autres chaînes de la TNT payante, sur la TNT gratuite. (…) Avec sa demande, le groupe TF1 s'était rapidement attiré l'hostilité de Canal+ et NextRadioTV, propriétaires respectivement des deux chaînes d'info déjà existantes sur la TNT gratuite. Le groupe de Nonce Paolini a ainsi échoué à effacer le mauvais choix stratégique réalisé plus de 10 ans plus tôt par Patrick Le Lay de laisser LCI sur la TNT payante » explique Pure Médias.

Quelles conséquences d’une telle décision ? Elles seront rapides et radicales. LCI (247 salariés) devrait fermer à la fin de l’année, comme annoncé par Nonce Paolini si le CSA ne la passait pas sur la TNT gratuite. M6 pourrait faire la même chose avec Paris Première, comme l’avait laissé attendre. En revanche, on ignore si Canal + pourrait rendre une telle décision pour Planète. I-Télé et BFMTv engageront-elles un tiers (chacune) des employés de LCI en cas de fermeture, comme promis au CSA si celui-ci ne passait pas la chaîne sur la TNT gratuite ? A suivre.

 

« LCI prend acte de la décision du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) de refuser son passage en TNT gratuite. LCI examine les voies de droit qu'elle pourrait être conduite à engager devant les juridictions compétentes » selon le groupe TF1 par communiqué de presse.

 

« Il est probable que la chaîne LCI n'émettra plus après le 31 décembre 2014. Le groupe ne soumettrait pas de nouvelle demande au CSA à l'avenir, même s'il étudiait toutes les voies de recours contre cette décision », selon le patron du groupe TF1 Nonce Paolini à l’AFP.

 

« Je voudrais témoigner de mon émotion et aussi de mon incompréhension. L'émotion, parce que j'ai participé il y a 20 ans au lancement de LCI. Cette équipe a fait pendant 20 ans un travail tout à fait exceptionnel. LCI est une chaîne de référence reconnue par tous avec des professionnels aguerris qui ont donné une information honnête et responsable pendant toutes ces années. Il y a plus de modèle économique sur le payant. Moi, je pense d'abord aux collaborateurs. Ce sont des gens que j'aime, que j'ai recruté pour un certain nombre d'entre eux et que je suis vraiment avec beaucoup de passion

Pourquoi et au nom de quoi va-t-on empêcher les téléspectateurs français de pouvoir disposer d'une nouvelle chaîne d'information gratuite ? Si c'est au nom du pluralisme, c'est incompréhensible ! Le pluralisme suppose d'avoir de multiples canaux d'information et de communication. Au nom de la liberté ? Mais la liberté d'entreprendre dans ce pays, je crois qu'elle existe ! Le CSA a sa théorie et sa position concernant le déséquilibre économique. C'est à la fois pour les équipes et pour les téléspectateurs une très, très mauvaise décision. A partir du moment où une entreprise n'a plus de modèle économique, la question de sa survie est posée. Pour après le 31 décembre, on va échanger avec les partenaires sociaux. On va évidemment être amené à prendre des décisions jusqu'y compris trouver les solutions les moins dramatiques sur le plan social. Aujourd'hui, on est tous sous le choc d'une décision qui met, je crois, définitivement en péril, l'avenir de LCI.

Il y a toujours des recours possibles. Simplement, le temps des recours n'est pas celui qui nous presse aujourd'hui. Nous avons encore quelques mois pendant lesquels LCI va être rémunérée par des distributeurs. Au 1er janvier, il n'y a plus de recettes pour LCI. 247 personnes sont concernées par cette absence de recettes et les recours prendront évidemment beaucoup de temps : 12, 18 mois. Peut-on attendre ? La réponse est non. Je vais essayer avec les équipes de trouver des solutions qui permettent d'éviter au maximum ce qu'on appelle la casse sociale mais ça va être évidemment très difficile ».

A la question : « Le signal de LCI sera-t-il bien coupé le 31 décembre à minuit », Nonce Paolini a répondu : « Comment faire autrement ? C'est un jour extraordinairement triste et pour le pluralisme, et pour les téléspectateurs, et pour nous tous ». 

 

Eric Revel, directeur général de LCI, a manifesté sa colère sur l'antenne de LCI :  « C'est assez simple : je suis totalement consterné par cette décision. Je voudrais vous dire à la fois ma colère et ma tristesse. Ma colère de voir un organisme administratif décider du sort d'une entreprise privée, qui plus est une chaîne d'info. Quand on sait que le CSA, de par la loi audiovisuelle, se voit confier la garantie du pluralisme de l'information, on peut vraiment s'interroger sur cette décision qui me scandalise. Sur la tristesse, j'aimerais avoir un mot pour tous les collaborateurs de LCI qui, depuis des semaines, des mois, ont enduré une sorte de torture psychologique quotidienne inouïe et qui ont continué malgré tout à faire leur travail. Qui, depuis des semaines, des mois, ont continué à travailler pour faire la chaîne que nous connaissons, avec sa qualité. Je voudrais qu'on ait une pensée pour eux et que, peut-être, si les gens du CSA nous regardent ce soir, qu'ils aient au moins une pensée pour tous ces gens qui ont cru qu'une information différente était possible. Et que le CSA s'interroge enfin sur son rôle face à cette loi audiovisuelle dont je rappelle qu'elle lui confie de garantir le pluralisme de l'info. Est-ce que dans un pays comme le nôtre, est-ce que dans un pays qui traverse des difficultés économiques et sociales, le pluralisme de l'info est un mot qu'il faut balayer d'un revers de main ? J'espère que les membres du CSA, en leur âme et conscience, lorsqu'ils ont fait ces choix-là, ont répondu à cette question. S'ils ne l'ont pas fait, là, c'est grave. Je suis triste et en colère pour tous les collaborateurs de LCI qui se sont battus pour que cette chaîne ait un avenir et qui, aujourd'hui, se voient stoppés dans leur envol ».

 

Selon Catherine Nayl, la directrice générale adjointe de l'information à TF1 : « J’ai lu comme vous sans doute, ces informations (un possible rachat de LCI par le Monde), mais aucune proposition n’est arrivée jusqu’au groupe TF1. Je trouve cela d’ailleurs surprenant dans la démarche, et même un peu indécent par rapport aux 247 collaborateurs de LCI, que ces trois personnes proposent des choses par voie de presse et même pas au groupe TF1 à qui appartient LCI. Je me pose beaucoup de questions, cette décision me scandalise mais je m’interroge aussi (…) On ne demandait pas d’argent, on demandait juste à exister(…) Que fait l’Etat ? via un organisme administratif indépendant certes, il assassine une chaine ! L’Etat protège BFM, I> Télé adossé au groupe audiovisuel le plus riche de France, Canal+. Le CSA protège ces deux entreprises dont acte, qui protège TF1 ? Qui protège les salariés de TF1 ? Qui protège les 247 collaborateurs de LCI ? On ne demande pas d’argent, on demande juste à pouvoir faire nos preuves au milieu des autres avec pas plus de moyens ».

 

Le communiqué de ’intersyndicale du groupe TF1 : « Le CSA vient de signer la condamnation de LCI.  La décision du CSA est accueillie par les salariés avec incompréhension et colère. Incompréhension, car cette décision, sous une apparence d’égalité et de justice, est unecondamnation à mort pour LCI qui, avec 250 collaborateurs, n’aura pas les moyens de survivre avec les seules ressources de la distribution payante.  Incompréhension, car cette décision constitue une atteinte au principe du pluralisme de l’information audiovisuelle que le CSA a pourtant pour mission de défendre.  Incompréhension, car LCI, qui existe depuis 20 ans et a été la première chaîne d’information continue, est composée de journalistes et de techniciens reconnus et exemplaires, qui ne demandaient qu’à continuer à travailler, au même titre que leurs confrères de BFM et i<Télé. 

Colère, car dans une société française frappée par la crise économique et le chômage massif, le CSA porte la lourde responsabilité des conséquences sociales catastrophiques qu’il va déclencher pour les salariés de LCI. Colère, car le CSA a montré, par cette décision prise au coeur de l’été, qu’il était capable de sacrifier 250 personnes et leurs familles pour protéger les intérêts économiques de quelques groupes capitalistiques ligués contre LCI afin de préserver leurs parts de marché et leurs marges bénéficiaires. 

Les représentants des salariés, qui avaient pourtant été reçus par le CSA afin de l’informer des conséquences sociales d’une fermeture de LCI, n’ont visiblement pas été pris au sérieux. Les organisations syndicales du groupe TF1 demandent maintenant au CSA d’assumer sa responsabilité en s’assurant que les multiples promesses de reclassement qu’ils ont reçu des groupes concurrents deviennent réalité.  Alors que la priorité du gouvernement et des élus de la République devrait être officiellement la lutte contre le chômage, une instance nommée par eux peut aujourd’hui provoquer en toute indépendance la mort d’une entreprise et le licenciement de 250 salariés.  L’intersyndicale en appelle au Président de la République, au Président de l’Assemblée Nationale et au Président du Sénat, qui désignent les membres du CSA, afin de faire annuler cette décision injuste et inacceptable »

 

Olivier Schrameck, président du CSA a indiqué sur RTL : « En tout état de cause, c'est la décision de TF1 qui sera prise, et non celle du CSA. La décision du CSA a pour seule portée de maintenir la situation telle qu'elle résulte des décisions précédentes de TF1 et de la conjoncture économique qui affecte l'ensemble des acteurs de l'audiovisuel. C'est à TF1 de décider comment elle entend se projeter dans l'avenir. L'agrément a été refusé, mais il a été refusé aujourd'hui, compte tenu des conditions économiques, financières et publicitaires du paysage audiovisuel car le Conseil a considéré que des décisions positives fragiliseraient l'ensemble de ce paysage audiovisuel, qui inclut également les radios et leur tâche d'information. Si, à l'avenir, ces conditions étaient modifiées, ces questions seraient susceptibles d'être posées à nouveau ».

 

Les propriétaires du groupe Le Monde (Louis Dreyfus, Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse) ont confirmé à l'AFP leur intérêt pour la reprise de LCI. « Suite à la décision du CSA de ce jour, les actionnaires du Monde (...), confirment leur intérêt pour la reprise de LCI, complémentaire des activités du Monde et en cohérence avec la transformation en cours du Groupe ».

 

Sur RTL, Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS a déclaré : « LCI ne mérite pas la peine de mort. Je pense à l'ensemble des professionnels, journalistes et techniciens, qui doivent être dans une situation difficile ».

 

Le groupe M6 condamne cette décision : « Le Groupe M6 prend acte de la décision du CSA de ne pas agréer le passage de Paris Première en clair. Créée il y a 28 ans, Paris Première est une chaîne historique qui a su dès sa création proposer une alternative éditoriale ambitieuse à son public, et aurait contribué en TNT gratuite à la diversité du paysage audiovisuel français. A ce titre Paris Première conteste vigoureusement la motivation particulière du CSA concernant des analogies supposées avec des services existants. Paris Première rappelle qu’elle avait confirmé son positionnement original dans des engagements transmis au CSA.

Le passage de Paris Première sur la TNT gratuite était à ce titre l’occasion de conjuguer qualité de l’offre télévisuelle et équilibre économique ; le modèle économique de la chaîne se trouve aujourd’hui mis en péril par cette décision du CSA. Cette décision est d’autant plus contestable que les études menées au préalable démontrent que, parmi les candidatures proposées, Paris Première était la chaîne qui posait le moins de difficultés dans le changement de son modèle de financement, qui rappelons-le, était une opportunité offerte par la loi. En conséquence, le Groupe M6 désapprouve cette décision. En attendant la réponse des distributeurs qu’il va réinterroger, il se réserve la possibilité d’utiliser les voies de recours à sa disposition afin d’examiner la situation ainsi créée par la décision du CSA ».

 

« Le groupe M6 devra fermer Paris Première s'il se confirme qu'elle n'est pas viable économiquement et si le CSA ne revient pas sur son refus de passer la chaîne sur la TNT gratuite » selon le patron du groupe M6 Nicolas de Tavernost.

 

Nicolas de Tavernost, patron du groupe M6, a déclaré sur RTL :  « C’'est un appauvrissement du paysage français et nous entendons nous battre contre cette décision que nous jugeons inéquitable. Dans la décision du CSA, on dit qu'on va faire un peu d'ombre à une chaîne qui s'appelle D8 qui a proposé de faire une chaîne haut de gamme au moment où elle s'est présentée au CSA et qui lundi, en face d'un film de Boisset sur Paris Première, proposait un film très intéressant, 'Mon curé chez les nudistes', suivi, si on n'avait pas compris le premier épisode, de 'Mon curé chez les Thailandaises'. Je n'ai rien contre 'Mon curé chez les nudistes'. Je dis simplement qu'on ne peut pas interdire Paris Première pour protéger ce genre de choses. On va vendre chèrement notre peau. On va discuter avec les distributeurs (CanalSat, les FAI) de la redevance versée à Paris Première pour l’an prochain. Ils (le CSA) ne peuvent pas défendre des chaînes nouvelles dont ils soulignent eux-mêmes qu'elles n'ont pas respecté leur cahier des charges en 2013. On ne peut pas rayer d'un trait de plume une chaîne qui a 28 ans avec des arguments économiques très solides pour montrer que son développement est menacé, au nom de la défense de chaînes qui vont soit se vendre, soit ne respectent pas leur cahier des charges. Sur D8, le CSA a dit que Paris Première menaçait de 0,08% de part d'audience D8. Je ne sais pas si c'est très vrai et en tout état de cause, même si c'est vrai, je ne vois pas en quoi on menace l'activité de D8. Paris Première ne constituait une menace pour aucune des chaînes.

 

« On prend acte de cette décision. On est à la fois déçu et pas du tout convaincu par les arguments employés par le CSA spécifiquement en ce qui concerne notre chaîne avec ce paragraphe dans le communiqué du CSA qui évoque notre offre. (…) Il nous semble (…) que c'est la seule chose qu'on ait oubliée : l'intérêt qu'il pourrait y avoir pour le téléspectateur à avoir des chaînes en plus, des chaînes historiques comme Paris Première qui ont montré leur savoir-faire, leur différence, leur intérêt. (…)On était la candidature la plus évidente et qui posait le moins de problèmes, techniques ou de position dominante. Il semble que cette question de la protection des deux autres chaînes d'info existantes ait entraîné dans sa foulée le refus de toutes les demandes et au premier chef, de celle de Paris Première. (…) On va surtout tout faire pour que la chaîne vive quand même. Le CSA indique lui-même qu'il sera attentif aux conditions financières de distribution qui nous seront faites (…) On a le ferme espoir qu'elle continue à vivre. Maintenant, il faut que les distributeurs de la télévision payante nous donnent les moyens de vivre. Et quid de la TNT payante ? Si LCI s'arrête et qu'Eurosport disparaît, qu'est-ce qui se passera en janvier 2015 ? » selon Jérôme Bureau, patron de Paris Première au site Pure Médias

 

Le groupe Canal Plus qui détient la chaîne d'information en continue de la TNT gratuite i-Télé déclare : « Le Groupe Canal+ prend acte de la décision du CSA de maintenir la diffusion payante des chaînes LCI, Paris Première et Planète+. Le Groupe Canal+ considère que cette décision du CSA est sage et responsable car elle tient compte à juste titre de l'équilibre économique global de la TNT en France ».

 

Le groupe NextRadioTV, qui détient la chaîne d'information en continu BFMTV, s'est réjoui dans un communiqué de presse de la décision du CSA : « BFMTv se félicite de la décision du Conseil supérieur de l’audiovisuel de ne pas autoriser le passage de la chaîne LCI du groupe TF1 en TNT gratuite. Une décision contraire aurait profondément déstabilisé le marché des chaînes d'information et menacé la pérennité des acteurs gratuits existants, en particulier celle de BFMTV. NextRadioTV salue la sagesse du CSA qui en tant que régulateur du secteur de l'audiovisuel a pris en compte l'ensemble des enjeux du secteur dont la préservation des équilibres économiques, la nécessaire diversité des opérateurs et la protection du pluralisme de l'information. C’est un encouragement pour BFMTV et ses 350 collaborateurs, dont 250 journalistes, à poursuivre le travail engagé en étant à la hauteur de ses responsabilités »

 

Le Groupe NRJ salue la décision du « Conseil Supérieur de l’Audiovisuel par laquelle il a décidé de s'opposer à la demande de Paris Première de bénéficier, en dehors d'une procédure d'appel à candidatures, de l'autorisation d'être diffusée sur la TNT gratuite. Par cette décision, le Régulateur consacre les principes d'égalité de traitement, de transparence et d’impartialité qui doivent présider à la sélection des chaînes nationales gratuites et qui sont garantis par la procédure d’appels à candidatures. Cette décision constitue un signal très fort en faveur des acteurs de la TNT gratuite, en ce que le CSA réaffirme ainsi sa volonté d’opérer une régulation économique du secteur, fondée sur une juste prise en compte des éléments constitutifs du marché de la TNT gratuite, tels que les capacités du marché publicitaire, la stabilité du périmètre des acteurs, le maintien d’un pluralisme raisonné. Une fois encore, le Régulateur a su démontrer son attachement à la sauvegarde du pluralisme »

 

L’Association des Chaînes Indépendantes (ACI), regroupant les groupes L’Équipe (L’Équipe 21), Diversité TV France (Numéro 23), Lagardère Active (Gulli), NextRadioTV (BFM TV, RMC Découverte) et NRJ (NRJ 12, Chérie 25), se félicite :  « L'ACI se félicite de la sage décision du CSA, qui reconnait ainsi le rôle des acteurs indépendants, qui contribuent grandement à la pluralité du paysage audiovisuel. Le CSA, garant de la diversification des opérateurs, est donc cohérent avec sa ligne de conduite depuis plus de dix ans. L'ACI salue le courage et l'indépendance du CSA. L'ACI demeurera cependant tout spécialement vigilante sur les prochaines échéances à venir sur ce dossier. Par ailleurs, elle va entreprendre un certain nombre d'actions dans les prochaines semaines pour que la numérotation logique des chaînes de la TNT soit enfin respectée, dans l'intérêt des téléspectateurs, sur toutes les plateformes de diffusion de la télévision (ADSL, câble, satellite) »

 

L'Association des Chaînes Conventionnées éditrices de Services (33 chaînes établies en France, qui ont conclu une convention avec le Conseil supérieur de l'audiovisuel pour une diffusion par le câble, le satellite et l'ADSL, par voie hertzienne terrestre en mode numérique, ou par un autre réseau de communication électronique sur le territoire français), présidée par Gérald-Brice Viret, se félicite de cette décision :

« Entendue comme tiers intéressé, l’A.C.C.E.S. a pu faire valoir ses arguments auprès du CSA pour s’opposer à la demande de ces chaînes. Ce passage en gratuit aurait eu un impact globalement négatif pour les chaînes thématiques en accès payant, à la fois en termes d’abonnés, d’attractivité et de recettes publicitaires. En effet, LCI et Paris Première comptant parmi les chaînes thématiques les plus connues auprès de l’ensemble des français, leur passage en gratuit aurait provoqué une perte d’attractivité des offres payantes ; près des trois quart des non-abonnés donnent effectivement comme raison à leur non-abonnement l’abondance de l’offre gratuite. Par ailleurs, ce passage en gratuit aurait provoqué un affaiblissement des ressources publicitaires des chaînes thématiques par un nouveau report des investissements publicitaires sur les chaînes gratuites. L’A.C.C.e.S. se réjouit donc d’une décision qui conforte les chaînes thématiques dont l’image est globalement positive auprès des téléspectateurs, que ce soit en termes de diversité du paysage audiovisuel, en variété et en qualité des contenus.  L’A.C.C.e.S. se félicite d’avoir été entendue par le CSA et d’une décision encourageante pour la poursuite du développement des chaînes thématiques ».

 

Voici plusieurs réactions de personnalités ou de personnels du groupe TF1 à propos de la décision du CSA de ne pas passer LCI sur la TNT gratuite. Elles ont été reccueilli sur Twitter :

 

 Source : Pure Médias, LCI, M6, Canal +, BFMTV, NRJ, ACI, ACCES

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rene 23/10/2014 12:16

je trouve scandaleu de supprimé certainne chaine comme lci ou autres en sachant que la loi et la pour passer du payant au gratuit (loi non respecter) et si on comprends il a du favoritisse pour bmftv et i television vous respecter pas la loi et en plus cest pour favorisser cette chaine sur la tnt et en plus
CEST PERSONNE VONT PRERDRE LEUR EMPLOI A LCI ET CA CEST HONTEUX ( QUE FAIT LE GOURVERNEMENT DE CEST PERSONNE QUI VONT PERDRE LEUR EMPLOI A LCI)ALORS QUE ACTUELLEMENT IL A PLUS DE 3 MILLIONS DE CHOMEUR QUELLE HONTE