En avril 2014, avec 9,6% de PDM, M6 réalise son pire mois depuis 1992 !!!

Publié le par Benoît

En avril 2014, avec 9,6% de PDM, M6 réalise son pire mois depuis 1992 !!!

M6 a réalisé en avril 2014 son plus mauvais mois depuis plus de 20 ans avec seulement 9,6% de part d’audience !!! Depuis mars 1992, précisément.  La petite chaîne qui monte ne monte plus. Elle chute et ne résiste plus à la TNT.

Depuis la rentrée de septembre, les audiences de M6 chutent. Cette baisse s’est accentuée depuis le début de l’année 2014. Ainsi son 17h30-19h45 est au plus bas, ses marques habituellement fortes enregistrent les pires saisons de leur histoire (« La France a un incroyable talent », « Top Chef », « Pékin Express »).

Les déprogrammations se multiplient depuis le début de l’année. Ainsi, « Blue Bloods », « Perception » et « Mon Bistro préféré » ont disparu de l’antenne prématurément.

Les nouveautés déçoivent comme « Ice Show » où se réalisent d’énormes échecs comme le nouveau talk show hebdomadaire « Y’a que les imbéciles qui ne changement pas d’avis ».

Les succès sont de plus en plus rares : « L’amour est dans le pré », « Maison à vendre », « Scènes de ménages », « Patron incognito »… Les nouveautés qui cartonnent sont encore plus rares : « Elementary » où « La meilleure boulangerie » (même si la saison 2 connaît quelques difficultés depuis le 21 avril dernier). Même des séries américaines fortes comme « NCIS », « NCIS : Los Angeles », « Bones » et « Hawaii 5-0 » réalisent leurs pires audiences. « NCIS » est ainsi passé de 6 millions de téléspectateurs au printemps 2013 (saison 10 inédite) à 4,5 millions de téléspectateurs au printemps 2014 (saison 11 inédite).

« Vieillissement des marques phares et échecs des nouveautés : cette phase compliquée a été traversée par TF1 il y a quelques années lors de l'arrêt de la "Star Ac'" et de l'accident industriel de "Carré ViiiP". La Une avait finalement réussi à se relancer avec "Danse avec les stars" et "The Voice" et à de nouvelles séries américaines.

M6 va donc devoir serrer les dents et continuer de prendre des risques. La réussite des prochains lancements sera capitale. D'ici la fin de la saison, la chaîne espère reprendre des couleurs avant l'été avec la série américaine "Scandal" de la chaîne ABC et "La Plus belle région de France". A la rentrée, elle lancera "Rising Star", son couteux télé-crochet 2.0. Un évènement inratable dont l'échec aggraverait la situation de la chaîne, qui reste cependant économiquement en forme » explique le site Pure Médias.

M6 va donc devoir se remettre en question, revoir sa grille des programmes en journée comme en soirée et surtout arrêtée les soirées séries américaines avec un inédit suivi de quatre rediffusions minimum (vu et revu) et qui ont tué toutes les séries fortes de M6 !!!

Que pensez-vous de la mauvaise santé de M6 ? Laissez vos commentaires.

Sources : Pure Médias

Publié dans M6

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Sylvain 29/04/2014 20:51

Il fallait bien que ça arrive un jour... en fait, le "problème" de M6 (et du groupe en général), c'est qu'elle cherche avant tout à être rentable (et elle y arrive même très bien !), mais ce, au détriment du ressenti des téléspectateurs, qui finissent par se rendre compte qu'on les prend pour des pigeons.
En effet, beaucoup de stratégies permettent d'assurer à M6 et à son groupe une programmation à prix futés, mais à chaque fois, il y a une contrepartie pour le téléspectateur, qui peut se montrer dissuasive. Florilège :

- La suppression des deuxièmes parties de soirée : outre l'économie de se passer d'un programme supplémentaire, le plus intéressant est qu'un programme qui se termine tard voit sa PDM augmenter mécaniquement au fil de la soirée. Le meilleur exemple est Top Chef, pour lequel cette stratégie a (du moins jusqu'à cette saison 5...) porté ses fruits ; mais on avait pu voir auparavant qu'elle n'avait pas marché avec d'autres marques comme Pékin Express (saison 7) ou X-Factor. Sauf que M6 ne programme pas ces divertissements le vendredi ou le samedi soir, et il y a des gens qui doivent aller travailler le lendemain...

- La gestion des séries : ça va dans le sens du point précédent, proposer des rediffusions après 1 ou 2 épisodes, c'est sûr que c'est pas cher et permet d'économiser les précieux inédits des marques fortes de M6 ; mais, comme le dit l'article, pour le téléspectateur qui n'est pas intéressé par les rediffusions, c'est frustrant. Du coup, il y aura un effet de report possible vers les autres chaînes (ou un téléspectateur qui va se coucher tôt, ce qui changera d'ailleurs d'un Top Chef qui se termine à 23h40). Mais le pire, ça reste les nouvelles séries que M6 tente d'installer, pour lesquelles elle a, au contraire, la main lourde, en n'hésitant pas à diffuser trois ou quatre (voire même cinq) inédits à la suite, comme si la chaîne n'avait même pas confiance en ses nouveautés. A ce rythme, il y a overdose, et pour peu que la série soit un minimum feuilletonnante, le téléspectateur ne cherchera même pas à la découvrir en regardant M6. Que M6 remette en place la trilogie du samedi et propose ses séries sur ce modèle pour constater qu'il peut très bien s'agir d'un problème de programmation plutôt que de séries elles-mêmes.

- Les rediffusions pour combler la grille sur les heures "creuses" : c'est évidemment pas cher, mais le téléspectateur en a peut-être marre, au bout d'un moment, de voir la énième rediff de La petite maison dans la prairie, de Desperate Housewives ou même de certaines émissions de télé-coaching... d'autant plus que d'autres chaînes du groupe en proposent également...

- Le manque d'investissement sur certains programmes : ne pas avoir d'argent pour produire un programme, ce n'est pas grave ; l'important est juste que ça ne se voie pas à l'écran. "Nouvelle Star" sur D8, lors de la première saison, en était un parfait exemple : le budget était réduit par rapport aux saisons précédentes, mais on ne le sentait pas en regardant l'émission. Le problème, c'est que M6 a souvent tendance à faire exactement l'inverse : en effet, de l'argent, elle en a, mais elle ne veut pas l'investir en masse dans ses émissions de flux... et ça se voit comme le nez au milieu de la figure, surtout si on compare à un divertissement made in TF1. Combien ont trouvé qu'"Un air de star" avait un côté "La Foirefouille" ; que, faute d'invités plus prestigieux, M6 faisait souvent appel à ses animateurs maison en guise de "stars" dans Top Chef, Pékin Express et consorts ; ou que l'application de "Qu'est-ce que je sais vraiment" qui promettait une expérience interactive était bugguée le premier soir, alors que c'était plutôt là qu'il aurait fallu ne pas se louper ?

- L'absence de case "statique" des primes : là où, en règle générale, les chaînes ont un type d'émission bien programmé tel jour, telle heure (par exemple, le cinéma le dimanche soir sur TF1 et France 2 ainsi que le jeudi soir sur France 3, les séries policières françaises le jeudi pour TF1, le vendredi pour France 2 et le samedi pour France 3, le documentaire lundi, mercredi et vendredi sur France 3, etc.), M6 fait ce qu'elle veut la moitié de la semaine. Il n'y a que le vendredi et le week-end où on peut être sûr de ce qu'on va trouver en prime (séries le vendredi et le samedi, magazine le dimanche sauf exceptions identifiées comme les élections ou les week-ends de 3 jours), mais le reste du temps, c'est chaotique. Par exemple, le cinéma est programmé comme bouche-trou (surtout quand on voit certains films diffusés...) au petit bonheur la chance le mardi ou le jeudi, parfois même le lundi ou le dimanche, et il n'est pas rare de voir carrément des semaines sans cinéma en prime time. Idem pour certaines séries, certains divertissements (Top Chef lundi, Incroyable talent mardi, Pékin Express mercredi, Qu'est-ce que je sais vraiment jeudi... il n'y a absolument aucune case attitrée !) et les émissions de télé-coaching.
Comment le téléspectateur peut-il s'y retrouver ? S'il veut voir un film, il saura quel jour il devra zapper sur TF1, France 2, France 3 et même la plupart des chaînes TNT, mais sur M6, s'il ne fréquente pas assidûment la chaîne, il ne peut pas le deviner... idem pour le divertissement, quand M6 veut lancer de nouvelles marques.

- Le positionnement sur les ménagères : forcément, la cible la plus lucrative pour les revenus publicitaires ne pouvait pas ne pas être évoquée. Sauf qu'à force de vouloir la cibler à tout prix, les autres téléspectateurs finissent par croire que le "M" de M6 veut dire "ménagère" et qu'il s'agit d'une chaîne thématique (d'ailleurs, on pourrait même dire qu'elle n'en est pas loin, avec tout le télé-coaching qu'elle diffuse...). Alors, d'accord, M6 arrive très bien à séduire les ménagères, mais à force d'avoir cette image, elle finit par faire fuir les autres, même avec des programmes pourtant plus orientés "tous publics", comme les divertissements de prime time (à part peut-être Top Chef et autres concours de cuisine, ce que M6 a proposé jusqu'ici avait un bon potentiel fédérateur). Et ça s'applique d'ailleurs à d'autres marques... e=m6, par exemple, a fini par changer sa ligne éditoriale au profit des ménagères. Bref, on ne peut pas cibler un public très large quand on affiche ouvertement sa volonté d'attirer la ménagère (bien que TF1 y arrive plus ou moins, mais elle s'y prend plus discrètement).

- Les autres chaînes du groupe : avec des programmes interchangeables, pas étonnant que l'audience se disperse. Par exemple, on a déjà vu un film diffusé sur M6, puis sur W9 ou 6ter, avant de revenir sur M6. Exemple : Wall-E... en principe, c'est plutôt quand le programme ne marche plus sur la chaîne premium qu'on en fait cadeau à la TNT, et pas l'inverse...

- La synchronisation des pubs entre W9 et 6ter : cette fois-ci, ça ne concerne plus M6 à proprement parler, mais ça peut impacter 6ter sur le long terme. Pour le moment, l'audience de cette dernière n'a pas encore spécialement d'importance, vu qu'elle "vient d'arriver", mais à la longue, le principe d'avoir une page de pub calée sur W9, susceptible d'intervenir "n'importe quand", peut décourager sur le long terme.


Bref, M6 a maintenant deux possibilités :
- soit elle estime que ce n'est pas grave, du moment que la chaîne et le groupe restent rentables, et assume ses astuces de programmation et son positionnement éditorial... mais à la longue, à force de se renfermer sur elle-même comme ça, elle ne pourra plus prétendre concourir sur les mêmes fronts que TF1 ou France 2 et pourrait même avoir une image de "1re chaîne de la TNT", comme disait Nonce Paolini.
- soit elle se remet en question, bouscule sa programmation, et le fait savoir aux téléspectateurs pour qu'ils reviennent sur la chaîne. Mais il faudrait que ce soit radical, car le grand public ne reviendra pas par hasard. Et, surtout, il faudrait que M6 investisse et arrête les économies de bouts de chandelle.
En tout cas, il me semble quand même difficile de concilier les deux objectifs.
Et c'est pour ça que je crains que Rising Star ne se casse la figure si M6 n'opère pas un virage avant... ça pourrait même devenir un exemple typique de la "crise d'identité" que traverse M6 si le programme ne marchait pas : un programme auquel personne ne se serait intéressé à cause de l'image de la chaîne...